Notre Assemblée Générale du 2 décembre

Le crédit d’impôts pour les Maîtres Restaurateurs reconduit pour 2014


bercy2013Près de 340 titulaires du titre de Maître Restaurateur, également membre de l’association française des maîtres restaurateurs, étaient réunis à Bercy. Des dirigeants de la CPIH, du Synhorcat et de l’Umih notamment participaient aux travaux.

La troisième Assemblée générale l’Association française des maîtres restaurateurs (AFMR) qui s’est déroulée cette semaine à Bercy a débuté par l’élection du nouveau bureau. Francis Attrazic et Claude Izard ont été réélus respectivement président et vice-président de la AFMR. Deux entrants à leurs côtés : Théo Mansi (Auberge de Théo à Nice) qui devient trésorier. Il succède à Dominik Frachot qui ne souhaitait pas se représenter. Et Martin Fache, de l’Agneau d’or à Munster, qui a été nommé secrétaire général. Une équipe soudée autour d’un titre qu’ils estiment être la « seule reconnaissance crédible d’une restauration aujourd’hui malmenée », comme l’a rappelé Francis Attrazic, un peu plus tard dans la journée devant Sylvia Pinel.
Le président de l’AFMR n’a pas caché son inquiétude pour l’avenir du titre en 2013 alors que les organisations patronales réclamaient les moyens d’identifier la restauration qui travaille le produit brut et fabrique sur place et qu’une simplification du titre était annoncée. « Beaucoup ont cru que ce fourmillement allait entrainer une désaffection pour le titre et il n’en est rien, bien au contraire ». L’an dernier, Sylvia Pinel avait remis la 2000ème plaque et la barre des 3000 devrait être atteinte dans les semaines qui viennent. Quant au label Fait Maison, retenu par la ministre, l’association y est bien sûr favorable. « La clarification que vous avez engagée était nécessaire. Même si un cadre existe, il n’est pas suffisamment clair et défini.» Pour Francis Attrazic, l’urgence porte désormais sur la mise en place du nouveau référentiel de Maître Restaurateur, dans lequel l’association souhaite pouvoir apporter une contribution effective avec ce même constat : « il y a les textes et il y a leur interprétation ».

Le président de l’AFMR réclame que la prochaine mouture sans équivoque possible. Dans ses objectifs encore, la volonté de trouver de nouveaux soutiens auprès des collectivités. « Contrairement à l’hôtellerie ou à l’accueil d’une manière plus générale, la restauration est pratiquement écartée des dispositifs de soutien européens, régionaux et départementaux. Nous sommes écartés au motif que le secteur de la restauration est un secteur très hétérogène sur lequel il est difficile d’intervenir. Il se trouve que le cadre même du Titre de Maître Restaurateur pourrait permettre des programmes spécifiques à la rénovation, à l’investissement et à la promotion. » Sans oublier l’aspect communication, qui doit être travaillé aussi auprès des consommateurs. Près de 340 maîtres restaurateurs assistaient aux travaux. Dans son discours, la ministre de l’artisanat, du commerce et du tourisme, leur a annoncé que le crédit d’impôt dont bénéficiait les Maîtres Restaurateurs serait reconduit en 2014. Celle-ci leur a également indiqué que la valorisation du « fait maison » et la définition du titre de Maître restaurateur seraient inscrites dans la loi.
Le nombre de critères pour obtenir le titre va passer de 32 à 16 avec un cahier des charges recentré sur la qualité et l’élaboration de la cuisine faite sur place. Autre modification : la possibilité, pour un salarié, de devenir Maître Restaurateur, qu’il soit cuisinier, sommelier, chef de rang…

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